En 2026-2027, le cours portera sur « L’écologie intégrale à l’ère de l’Anthropocène. Quels enjeux pour la théologie pratique ? »
Trois raisons principales invitent à considérer l’écologie intégrale comme un enjeu majeur de la théologie pratique à l’ère de l’Anthropocène. La première tient à la réception de l’encyclique Laudato Si’ (2015) et de l’exhortation apostolique Laudate Deum (2023) du pape François, qui ont contribué à mettre au premier plan le concept d’écologie intégrale. Ces textes appellent à une véritable conversion écologique et exhortent à traduire concrètement dans les pratiques les orientations formulées par les grandes instances internationales. La deuxième raison réside dans l’accélération des bouleversements climatiques et sociaux observés à l’échelle locale et mondiale. La multiplication des sécheresses, des incendies, des inondations et des autres phénomènes extrêmes témoigne d’une dégradation préoccupante de la situation, qui rend plus urgente encore l’adoption de modes de vie durables et la mise en œuvre de profondes transitions sociétales. Enfin, un troisième motif est fourni par le récent document de la Commission théologique internationale, Prendre soin de notre maison commune. Une réponse responsable et fraternelle au Dieu trinitaire (2026). Structuré en trois parties, ce texte met en évidence l’importance d’un fondement trinitaire pour penser la crise écologique, il souligne la nécessité d’une anthropologie intégrale orientée vers le soin de la création et propose plusieurs repères éthiques en vue d’une authentique spiritualité écologique. À partir d’expériences du terrain, mises en dialogue avec les apports des sciences humaines, sociales et religieuses, ce cours entend développer une réflexion de théologie pratique sur cette problématique riche et complexe, en portant une attention particulière aux pratiques pastorales.