
La crise climatique actuelle et ses origines anthropiques sont le symptôme d’un puissant déséquilibre entre humains et non-humains. L’ère industrielle a marqué une accélération de l’asservissement, voire la destruction, par le genre humain de son environnement naturel.
Le droit n’est pas neutre dans ce processus. C’est par la personnalité juridique que se décide l’attribution de droits (sujets v. objets). C’est par le droit, notamment de propriété, que s’organisent l’extractivisme et autres phénomènes responsables de la crise actuelle.
Face à ce constat, de nombreuses voix émergent pour proposer un rééquilibrage entre nature et société, y compris par le droit, afin de maintenir une forme d’habitabilité sur Terre. Ces voix proviennent de différentes cultures et disciplines, notamment l’anthropologie, la sociologie, la philosophie, ainsi que les sciences juridiques.
Ce cours se propose donc d’étudier le contenu de ces différentes voix, et les défis qu’elle posent au droit telle qu’on le connaît dans nos sociétés dites « Modernes », nos systèmes de tradition romano-civiliste.
Sur base de ces propositions interdisciplinaires et interculturelles, les étudiant·es seront progressivement amené·es à les appliquer à une figure non humaine ou « naturelle », traditionnellement considérée comme un objet de droit, afin d’envisager, à travers des cas concrets, de nouveaux rapports entre Nature et Société.
- Enseignant: Novic Elisa